avril 26, 2005

Il y a une partie de moi qui court pieds nus sur de la vitre.
Sachant très bien que marcher ne serait pas moins douloureux.

L'autre partie reste plantée là et recule. Confuse et hésitante.
Espérant qu'il ne suffit pas que de souffrir pour se sentir vivant.

avril 22, 2005

There is no much to say
About all the things caught in my mind
And I know my plane wants to fly away
But I feel it's not the right time

But I wanna be there when you're shinning
And I wanna be there when you're coming down

You're my plane that wants to fly away...
Wants to go away.
But I'm still just your baby-bird
Who's not ready to see you go
I'm not ready to see you go

"So don't go away say what you say
But say that you'll stay "

avril 20, 2005

Sans titre

Ça n'en finit plus. TOurne et tourne encore. J'entend le poul de mon coeur résonner dans ma tête. Il est si irrégulier. J'ai une tête trop tourmentée. Tous ces mots n'auront rien de beau et pourtant... j'ai l'impression qu'il m'apporteront tant. Tellement plus que ces autres mots teintés d'une volontée d'impressionner.

Je m'effraie à l'idée de toutes ces choses en moi que j'ai laissées aller parce qu'elles "n'étaient pas belles", parce qu'elles "n'intéresseraient jamais personne". Je suis si perdue à me demander qui je suis, car j'ai passé ma vie à ne jamais l'être. Je suis supposée être une adulte maintenant, d'embarquer dans le rythme de la société. Je n'embarque pas. Je monte une marche, et à chaque fois, elle s'effondre sous mes pieds. Je retombe, enfant.

Ce texte sera long, interminable, je le sais déjà. Je sais que personne n'ira jamais vraiment jusqu'au bout... enfin presque personne. Et puis bon, j'ai le goût de m'en foutre. Peut-être parce que j'ai l'impression que la vie se fout de moi, parfois. Non, je dis n'importe quoi.

Qui sait ce que je serais aujourd'hui si j'avais toujours écris tous les mots qui me passent par la tête. Je laisse peut-être passer tant de choses... Personne n'est jamais vraiment étonné de moi, car personne ne sait jamais vraiment ce que je pense en moi. Je calcule toujours tout pour que ça plaise. Et voilà. Ça commence à faire bien longtemps que je ne vis plus pour moi-même. Ca commence à faire bien longtemps que j'ai peur de perdre, que je me concentre à me faire apprécier. Pour être moins seule un jour... pour voir autre chose qu'une nulité dans le miroir. Et je ne sais pas pourquoi. POurquoi je n'ai pas encore compris que mes efforts ne servent à rien. Que je ne suis pas moins seule malgré tout. Pourquoi je n'ai pas encore réalisé qu'il serait peut-être plus facile de me laisser aller, simplement ? J'attirerais peut-être pas les mêmes personnes, mais la vie serait peut-être plus facile.

Je suis tant épuisée de marcher entre les lignes. De conduire à droite et de mettre mon clignotant. Ma vie n'est pas une circulation routière. Ma vie n'est pas un concours de dessin où je dois colorier entre les lignes. La société impose déjà tellement de restrictions à notre manière de vivre et moi, comme si j'en avais pas assez, j'en ajoute encore et encore. Idiote.

J'ai besoin d'expérimenter ce que c'est d'être moi. Je ne sais pas trop comment faire. J'ai besoin de laisser les gens me voir. Cesser de leur donner des bandeaux à mettre sur leur yeux quand on se rencontre. Et puis, je sais que je n'ai pas vraiment personne à qui montrer ce que je suis, dans le fond. En fait, présentement, je n'en ai qu'une seule. Mais elle importante. Et je sais que me dévoiler à elle m'est effrayant, car ça signifie qu'elle me verra sous un autre oeil, et qu'elle ne m'aimera possiblement plus. Elle aime beaucoup le personnage que je suis.Tout ce qui me reste à espérer, c'est qu'elle a su entrevoir la personne derrière l'actrice et que c'est une raison pour elle de m'aimer. Je sais qu'il y a peu de chance que ce soit le cas... Je suis si bonne actrice.

Je n'en peux plus de vivre une autre vie que la mienne. On est peut-être plus aimable quand on ne cherche plus à se faire aimer ?

avril 19, 2005

"Dis-moi pourquoi le temps nous rend si différents"
-Rick Allison-

avril 15, 2005

J'aimerais comprendre les rêves d'ailleurs, d'autrefois. J'aimerais ne plus être ici, avec toi, avec vous. J'aimerais danser au son populaire d'une cornemuse. Une bourrée par ici, une valse par là. J'aimerais connaître le temps des princes et des chevaliers. Et puis m'envoler le lendemain pour construire une pyramide. J'aimerais me battre contre des sentiments disparus. J'aimerais regarder dehors avec un regard oublié, avec une vision éteinte. J'aimerais me rendre au bout de la terre et avoir peur de tomber dans le vide... parce qu'elle est plate.

J'aimerais m'inquiéter pour des choses qui ne veulent plus rien dire aujourd'hui. J'aimerais cesser de me soucier des choses qui ne voulaient rien dire avant. Seule la musique me connecte à ses ballades illusoires. Un enchaînement de notes et puis voilà. Je ne veux plus être ici, et m'en faire pour des idioties. Je veux me retrouver dans la peau de mes ancêtres.


Il m'est impossible d'imaginer qu'un jour, quelqu'un écoutera de la musique qui lui donnera envie de vivre dans mon siècle à moi. Quand tout cela sera passé, plus personne ne voudra jamais y revenir. La pire phase de l'évolution humaine et probablement sa dernière. La richesse. Le pouvoir. La connaissance. L'égocentrisme.

avril 05, 2005

Mouse

My cute little white mouse is dying.
And I feel like I'm dying with her...
I can't put words on how I'm feeling now. But why am I still trying ?
I'd like to be loved like I love.

I feel like lying here and wait. Wait for someone to care about me. But I'm too afraid it's never gonna happen. So I keep trying... I keep asking. Even if, for me, it doesn't mean anything. I know that if I stop asking... nobody will come to me. I'll have to keep running and running again. 'Cause nobody ever comes to me. I can't be myself and be apreciated... I've learned that. I know that.